Remettons tout cela en musique et replaçons les choses de façon compréhensible.
Continuer la lectureArchives de catégorie : Identité & accès
OIDC
OIDC en bref (page générée par ChatGPT)
🔐 OpenID Connect (OIDC) est un protocole d’authentification construit sur OAuth 2.0.
- OAuth2 → autorise une appli à accéder à des ressources pour un utilisateur.
- OIDC → ajoute la vérification de l’identité de l’utilisateur.
👉 Il permet donc le Single Sign-On (SSO) et la délégation d’authentification (ex. “Se connecter avec Google”).
Continuer la lectureActive Directory et GPO
Dans un environnement Windows, les GPO sont incontournables. GPO signifie Group Policy Object, soit en français objet de stratégie de groupe. C’est un composant central d’Active Directory dans les environnements Windows, utilisé pour gérer et appliquer des configurations sur les ordinateurs et les comptes utilisateurs d’un domaine.
Continuer la lectureModèle d’administration Active Directory
Selon l’ANSSI : Le modèle d’administration en niveaux se concentre sur la gestion de l’escalade non autorisée des privilèges dans un environnement Active Directory. Ce modèle, initialement proposé par Microsoft, définit trois niveaux d’administration qui sont les suivants :
Continuer la lectureRODC
Un RODC est un nouveau type de contrôleur de domaine qui héberge des partitions en lecture seule de la base de données Active Directory. À l’exception des mots de passe de compte, un RODC contient tous les objets et attributs Active Directory qu’un contrôleur de domaine accessible en écriture détient.
OpenID/OAuth 2.0
OpenID 1.0, OpenID 2.0, OpenID Connect.
Continuer la lectureKerberos
Kerberos est un service d’authentification permettant d’accéder à des ressources sur réseau, en se reposant sur un mécanisme de distribution de clés symétriques. Il est utilisé notamment par Windows pour le service d’Active Directory. Le Kerberos Consortium gère ce projet en accès libre.
Différence entre Kerberos et NTLM
NTLM était utilisé autrefois par Windows. Il fonctionnait à la façon classique d’un mot de passe, avec stockage en base du mot de passe que l’utilisateur devait fournir pour s’authentifier. La principale différence entre les deux systèmes est la vérification tierce partie et la capacité de chiffrement plus efficace de Kerberos.
Voici le principe d’une authentification via Kerberos.

Faut s’accrocher un peu pour comprendre. En gros, le client (C) peut se connecter au serveur (S) sans rien connaître de (S). Tout passe par une infrastructure tierce, appelée Centre de Distribution de Clés (KDC) qui comprend un serveur d’authentification et un serveur d’émission de tickets.
En termes imagées, le client va auprès d’un bureau de sécurité (le serveur d’authentification) et demande un badge ayant une durée limitée. A l’aide de ce badge, il se rend à un service d’émission de tickets (celui qui est responsable de la ressource), et demande un ticket pour accéder à la ressource. Sauf qu’à chaque étape, tout est chiffré avec des clés symétriques.
Pré-requis
Pour cela, des clés privées doivent au préalable avoir été échangées entre tiers. Ainsi :
- La clé privée spécifique au client doit être connue du serveur d’authentification. La clé est (toujours ?) dérivée du mot de passe servant à l’authentification sur l’AS via une fonction string2key ;
- La clé privée du serveur de tickets (TGS) doit être connue du serveur d’authentification ;
- La clé privée du serveur ressource (S) doit être connue du serveur de tickets (TGS).
Comme autre pré-requis, le client (C) doit avoir un principal, c’est-à-dire être connu du réseau. Côté client, il faut également savoir gérer ce protocole, ce qui est le cas pour Windows (GSSAPI).
Les différentes étapes
Pour cela, voici les opérations :
- Le client s’authentifie auprès du serveur d’authentification (Authentication Server, AS), en général via login/mot de passe ;
- Le serveur d’authentification lui renvoie un ticket d’authentification (Ticket Granting Ticket, ou TGT), qui l’authentifie durant un certain temps. Ce TGT est chiffré avec la clé du serveur de tickets, et ne peut donc pas être déchiffré par le client. A côté de cela, le serveur d’authentification envoie également une clé de session à utiliser pour l’échange avec le serveur de tickets (TGS) ;
- Pour accéder au serveur (S), le client (C) va utiliser ces éléments : il envoie le ticket d’authentification (TGT) au serveur de tickets (TGS) en le chiffrant avec la clé de session ;
- Le serveur de tickets déchiffre le TGT, le vérifie, et envoie alors au client une clé d’échange finale entre le client et le serveur (en bleu), chiffrée avec la clé de session, ainsi qu’un ticket de service chiffré avec la clé du serveur ;
- Le ticket de service est chiffré avec la clé du serveur : le client ne peut donc ni le lire, ni le modifier.
Cache
Le ticket d’authentification (TGT) ayant une certaine durée de validité, il doit être protégé convenablement dans un cache approprié, dont Kerberos exige qu’il soit en mémoire non swappable (pour éviter qu’il soit écrit sur un disque), accessible uniquement au niveau noyau, etc.
Le protocole interdit également tout stockage du mot de passe ou du secret obtenu via string2key.
MIT Kerberos Consortium – Protocol Tutorial
Les attaques
Sources
- Explication de l’authentification Kerberos (varonis.fr)
- Kerberos : Principe de fonctionnement – Devensys Cybersecurity
- MIT Kerberos Consortium – Protocol Tutorial
- Kerberos en Active Directory – hackndo
- Fonctionnement de Kerberos (mit.edu)
- Les protocoles LDAP, DNS et Kerberos | IT-Connect
- L’Internet Rapide et Permanent – Le protocole Kerberos (developpez.com)
Voir aussi
Active Directory
Un Active Directory est un annuaire de type LDAP pour Windows, avec deux fonctions principales : identifier des façon unique les ressources (matérielles ou humaines) et les authentifier. Mais ça n’est pas tout, Active Directory Domain Services permet également :
- L’installation, la configuration et la mise à jour d’applications ;
- La gestion de l’infrastructure de sécurité ;
- L’activation du service d’accès à distance et de DirectAccess ;
- L’émission et la gestion de certificats numériques.
Mot de passe Windows
Un développeur senior de Microsoft (Steve Syfuhs) tient un blog très intéressant (et forcément pertinent) sur la sécurité de Windows, en décrivant le fonctionnement de plusieurs fonctionnalités de sécurité, dont le mot de passe (sous Windows). Je vais tenter un résumé-traduction.
Continuer la lectureCookie
Qui aurait imaginé l’importance de ce petit fichier informatique, inventé quasiment en mode bidouille, et sur lequel repose aujourd’hui tant de fonctions y compris de sécurité ?
Continuer la lectureWindows vault
Ben zut : jusqu’à aujourd’hui, je n’avais pas connaissance de l’existence de ce machin. Bien qu’il soit parfaitement logique que Windows dispose d’un vault, cet outil est très peu mentionné dans la littérature. Qu’est-ce donc ? Comment marché-ce ?
Continuer la lectureCassage de mot de passe
A développer.
Cracker retrouver un mot de passe Windows
A mi-chemin entre le cassage et l’outil d’administration, voici une astuce pour récupérer un accès à une machine Windows donc le mot de passe est perdu : https://korben.info/mot-de-passe-windows-perdu-ou-oublie-comment-faire-recuperer-un-acces-a-la-machine.html.
Un autre article sur malekal.com :
Focus sur hashcat
L’avenir du mot de passe
Le mot de passe est mort. Vive le mot de passe. On nous vend la mort du mot de passe un peu partout. Il faut dire qu’on ne peut plus rien vendre concernant le mot de passe, vu que tout a été dit ou fait sur le sujet. Donc il faut trouver un autre os à ronger.
Continuer la lectureBiométrie : les attaques
https://www.engadget.com/gedmatch-cyber-attack-exposed-dna-police-190130728.html
Attaques sur l’enclave
Les données biométriques sont moins exposées lorsqu’elles restent sous le contrôle de utilisateurs, comme c’est normalement le cas dans l’utilisation des smartphones. Hélas, même le passage par le TEE (Trusted Execution Environment) réserve parfois de surprise, comme sur le OnePlus 7 Pro.
Source : https://www.securityweek.com/fingerprint-exposing-flaw-oneplus-7-phone-highlights-tee-issues
Biométrie inviolable
Une startup (et Dieu sait que j’aime les startup) a proposé récemment, via Kickstarter, une clé USB de stockage sécurisée inviolable ! Suite à quoi les experts en sécurité exhortent le marketing à ne plus jamais utiliser le terme inviolable.
Continuer la lectureTOTP
TOTP signifie Time-Based One-Time Password Algorithm. Bien. Les choses sont posées.
Continuer la lectureAuthentification par assertion
La technique de l’authentification basée sur des assertions (ou « claims-based identity ») est un concept extrêmement intéressant sur lequel est basé SAML. Un des principaux attraits de cette technologie est de permettre la fédération d’identité.
Principes
Très concrètement, un système de jetons de sécurité (STS an anglais, pour Security Token Service) permet la gestion de l’identité d’un utilisateur (et de ses droits). Un des grands intérêts de ce concept est de permettre des relations de confiance entre STS, ce qui permet à différents systèmes d’authentification de propager une identité, et donc de créer des fédérations d’identité.
Les briques
Il y a 3 composants dans un tel système :
- Le fournisseur d’identité, qui est un STS ;
- Un fédérateur d’identité, qui est aussi un STS ;
- Une bibliothèque permettant d’utiliser les jetons, au niveau de l’application cible.
Chez Microsoft
Microsoft permet la mise en œuvre d’un tel mécanisme soit dans son propre système d’information, soit dans le cloud.
Attention : L’Active Directory d’Azure est différent de l’Active Directory classique, car ses fonctionnalités sont limitées à celles utiles pour la gestion d’identité. Il n’y a par exemple rien sur la gestion des politiques des postes Windows rattachés, ce qui est une fonctionnalité très importante dans Active Directory.
Dans le cas où on part d’un fournisseur d’identité interne (ex : Windows Server Active Directory with ADFS) pour se connecter à une application externe via Azure Active Directory, on a besoin d’une synchronisation entre le fournisseur d’identité et le fédérateur. ==> A creuser. A contrario, on peut utiliser Azure AD Access Control en tant que fédérateur d’identité, où la synchronisation est inutile, ce qui est beaucoup plus propre.
Voir aussi
Auth0
SAML
Authentification multifacteur
L’authentification multifacteur est une authentification à plusieurs facteurs. Point. Rien d’autre. On confond trop souvent authentification forte et authentification multi-facteurs. L’ANSSI pense comme moi, donc tout va bien.
Examples de dispositifs MFA
Token physiques
Token logiques
- Google Authenticator
Quelques failles
- Une jolie faille dans ADFS (Active Directory Federation Services), en août 2018 : on oubliait de vérifier l’identité de l’émetteur du second facteur12 …
Toujours fiable ?
Ca dépend !