Archives de catégorie : Mobiles & objets connectés

Villes connectées

Le concept de villes connectées (ou Smart Cities) est un des nébuleux concepts issus de l’imagination débridée de nos têtes plus ou moins pensantes. Elles seront alimentées par nos équipements informatiques et par une foultitude de capteurs qui seront inévitablement disseminés dans notre environnement urbain (mais pourquoi pas aussi dans des zones moins denses) : des objets connectés dédiés au fonctionnement de la ville.

Or nos brillants techniciens sont plus enclins à étudier comment réaliser et rendre possible cette idée plutôt que de penser aux conséquences de cette utilisation ultra-intrusive de données récoltées1, lesquelles échapperont probablement au contrôle des citoyens.

On part de loin

De très loin, même. Sans refaire l’historique des vulnérabilités, on remarque que les chercheurs (comme ceux d’IBM2)relèvent que les plus basiques sont présentes quasiment partout, aussi bien dans des capteurs météo que dans des feux tricolores de signalisation !

Et je te mets un mot de passe administrateur codé en dur (et facilement devinable), que je ne sécurise pas ma couche d’authentification, que je laisse passer les injections SQL (voir ce que ça donne pour les machines à voter électroniques) ou le XSS.

Les scénarios de risque ressemblent à ce qu’on trouve dans les films3 : on détourne l’usage des feux rouges pour bloquer la circulation et échapper aux flics, on fausse les mesures d’éléments critiques comme la niveau des eaux ou le taux de radioactivité, pour causer des dégâts ou désorganiser les activités humaines.

Voir aussi

Sources

  • https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2017/10/13/les-libertes-individuelles-oubliees-de-la-smart-city_5200742_4811534.html
  • https://www.cnil.fr/fr/smart-city-et-donnees-personnelles-quels-enjeux-de-politiques-publiques-et-de-vie-privee
  • https://public.dhe.ibm.com/common/ssi/ecm/75/en/75018475usen/final-smart-cities-whitepaper_75018475USEN.pdf

Lien interne

Objets connectés

Le terme objets connectés me semble plus approprié que l‘internet des objets, qui prend les choses dans le mauvais sens en partant d’internet pour arriver aux objets, et qui est également trop limitatif car le vrai enjeu n’est pas tant d’être sur internet que d’être relié à d’autres objets.

Le ‘S’ dans IOT c’est pour « Sécurité ».

Blague anonyme

Les objets connectés existent depuis longtemps, sur l’échelle de temps informatique. Un ordinateur ou un serveur informatique étant des objets, il y a belle lurette que la connexion est faite. Le vrai changement est qu’en suivant la vague de miniaturisation et de banalisation des composants informatiques, on peut désormais coller partout ces composants, jusque dans votre pacemaker12, permettant notamment des fonctions évoluées mais aussi de la communication avec d’autres objets, sur internet ou pas.

Continuer la lecture →

Android

Application, gestion des fichiers

Just like files that you save on the device’s internal storage, Android stores your database in private disk space that’s associated application. Your data is secure, because by default this area is not accessible to other applications.

Cependant, si on ne suit pas les bonnes pratiques, notamment lors du stockage de données sur des supports externes à l’OS (genre carte SD), les données deviennent vite accessibles pour des intrus1.

Lenteur des mises-à-jour

Une des choses que je reproche le plus à Android est la fragmentation des versions de l’OS, ce qui se comprend par la difficulté d’intégration de tous les acteurs (fabricants de composants et puces, fabricants de smartphones, opérateurs téléphoniques) qui devaient chacun revoir leur copie à chaque mise à jour d’Android, ce qui fait que beaucoup traînaient les pieds ou ne le faisaient carrément pas. Or un OS viable est un OS à jour !

Treble

Depuis Android 8.0, toutes les parties spécifiques que les acteurs précédents devaient modifier a été séparée (logiquement) de l’OS. L’avantage indéniable de la manœuvre est de laisser le code spécifique à part, sans avoir besoin de le retravailler2. Il « suffit » donc de mettre à jour l’OS, pour un téléphone donné, afin d’avoir les derniers correctifs : le travail est du côté de Google, pas des acteurs intervenant par la suite (fondeurs de puces, constructeurs de téléphone et opérateurs).

Android One

Une autre option pour avoir un système à jour est justement de n’utiliser aucune personnalisation du téléphone, en respectant certains critères documentés par Google3. Au final, on aura un téléphone moins personnalisé (personnellement ça m’importe peu) mais surtout suivant (ou plutôt : pouvant suivre) les mises-à-jour Android sans aucun souci.

Google propose même de labelliser les téléphones respectant les critères Android One ; et je ne vois pas l’intérêt qu’aurait un constructeur à s’embêter à être Android One pour ne pas suivre le train des mises-à-jour de l’OS !

Liens

Sources

Voir aussi

4G

La 4G est un standard pour la communication des téléphones mobiles, dont plusieurs normes sont issues, comme LTE, WiMax, etc. Ce standard est basé sur IP, protocole internet.

Tout ce qui est informatique peut être attaqué

Or, comme je me le fais remarquer judicieusement, tout ce qui est informatique peut être attaqué d’une manière ou d’une autre. Des petits malins chercheurs se sont amusés à disséquer ce standard, et le résultat est implacable : il existe des tas de façons1 de trouer, poutrer, pirater un réseau 4G2. Triste époque.

Et ça va de mal en pis : en 2020, d’autres chercheurs estiment que la 4G LTE est complètement trouée et qu’il faudrait tout changer (émetteurs et récepteurs, donc toutes les antennes radios actuels et tous les smartphones actuels). Il n’y a que moi que ça inquiète ?

Icons made by photo3idea_studio from www.flaticon.com

NFC

NFC est un acronyme pour Near Field Communication, dont je laisse la description aux spécialistes (ou aux amateurs, selon les points de vue) de wikipedia. Il s’agit d’une technologie radio qui peut être utilisée pour l’échange de données informatiques sans contact, à courte distance.

Dans le milieu où j’évolue (la banque), on redoute les concurrents de type fintechs tout en cherchant à rester en tête de l’innovation. Le NFC a évidemment alimenté les discussions, pour ne pas rater le coche, mais il est souvent judicieux d’attendre un peu avant de se lancer tête baissée dans une technologie, surtout quand elle peine à décoller : les nombreuses expérimentations menées en France ne sont guère convaincantes, et même Gartner qui fait souvent montre d’optimisme, a un avis très mesuré sur cette technologie1.

Pire : fin 2015, un an après le lancement d’un service basé sur le NFC, Apple lui-même semble échouer à faire adopter cette technologie2, principalement en raison de l’usage peu naturel pour les utilisateurs d’un téléphone comme moyen de paiement. Les banques, pourtant, ont tendance à considérer les smartphones comme le Graal des futurs moyens de paiement. Graal ? Peut-être. Mais pas tout de suite. Un autre frein à l’adoption, probablement moins important mais sans doute assez présent, est le niveau de sécurité de la technologie.

NFC : est-ce sûr ou pas ?

Comme souvent, ce n’est pas la technologie en elle-même qui possède des faiblesses (bien que cela puisse arriver), c’est plutôt la manière dont on l’utilise et dont on la met en œuvre qui est perfectible. Or pour le NFC, comme pour l’internet des objets, tout le monde ne jure que par l’usage et l’adoption, sans penser sécurité, alors que pourtant ce point est crucial pour l’adoption d’un moyen de paiement. Et tôt ou tard on s’en mordra les doigts… Or même les grands opérateurs sont parfois légers sur le sujet3. Les premières attaques seraient déjà en cours (attaque réelle ou proof-of-concept sur un utilisateur ciblé ?)4.

Références

  • http://www.zdnet.fr/actualites/apple-pay-aurait-deja-vecu-son-age-d-or-39824616.htm
  • http://www.gartner.com/newsroom/id/2846017

Appareils mobiles

Que vous soyez geek ou pas, la technologie fait partie de votre quotidien. Avec l’essor des smartphones hier et des tablettes aujourd’hui, les risques liés à la mobilité sont désormais un enjeu majeur de la sécurité des systèmes d’information.

Cette tendance est renforcée par l’arrivée en entreprise des terminaux personnels : il est en effet très tentant de synchroniser son smartphone, consulter son agenda sur sa tablette ou connecter sa clé USB sur son PC professionnel. Or ces équipements personnels, non maîtrisés par l’entreprise, peuvent induire un risque de compromission du SI ou de fuite d’information, parfois à l’insu de l’utilisateur.

Continuer la lecture →