5G

Dernière mise à jour : 21/09/2020

Déjà la 5G ? Tout augmente !

On a eu la 2G, la 3G, la 4G, et maintenant voilà venir la 5G ! À quoi correspond cette inflation ? Pour faire simple, chaque nouvelle génération de réseau mobile (le G signifiant Generation) apporte une progression en termes de performances : la 2G nous amenait la téléphonie mobile, assez vite suivi par le GPRS, parfois surnommé 2,5G, qui fut premier réseau permettant l’échange de données (à mi-chemin entre le 2G et le 3G, d’où son sobriquet).

L’avenir en 5G

La 3G fut le réseau qui déclencha la déferlante des smartphones en permettant un échange suffisamment rapide de données pour des usages de type internet (navigation web, courrier électronique, échange de photos, etc.).

La 4G, ou 4G LTE, est une version améliorant encore les performances, offrant des débits réseaux proches du filaire (ou au moins d’un bon WIFI), permettant la vidéo en streaming.

On passera sur les normes intermédiaires (EDGE, H+, 4G+) qui n’ont servi qu’à des améliorations ponctuelles ou à des transitions d’infrastructures.

T’es de ma bande ?

Pour les réseaux mobiles, la connectivité est hertzienne : on a jugé que, dans un usage de mobilité, les ondes électromagnétiques étaient plus pratiques que des câbles. Or chaque génération utilise un type particulier d’ondes, dans un spectre bien défini.

La 2G utilisait deux spectres (fréquences) : 900 et 1800 MHz. Ça doit rappeler des souvenirs à ceux qui devaient acheter et paramétrer les téléphones de l’époque. La 3G s’appuie sur deux spectres : 900 et 2100 MHz. La 4G utilise trois fréquences différentes : 800, 1800 et 2600 MHz.

Chaque opérateur est autorisé par l’ARCEP à utiliser des parties d’un spectre. Par exemple, pour la 4G, la bande des 2600 Hz est attribuée comme ci (source Wikipedia) :

Certaines fréquences sont réservées aux flux montants, d’autres aux flux descendants. Pour chaque fréquence, il existe une plage utilisable (« bande passante »), plus ou moins large.

Malheureusement, ces zones de fréquences sont très chargées, pour différents usages (communication électronique, aviation civile, diffusion audiovisuelle, espace, météorologie, etc.). La 5G devrait se tourner vers des fréquences millimétriques (de 30 à 70 GHz à peu près).

Non, la 5G ne propage pas le coronavirus !

Derrière cette théorie stupide, on trouve une réalité : les ondes n’ont pas les mêmes propriétés selon leur fréquence. Les ondes « anciennes » sur des fréquences moins élevées (900 MHz par exemple) se propagent plus loin mais avec une bande passante plus petite. Conséquence : cela convient très bien à la diffusion d’un signal sur une longue distance (comme la télévision), mais cela limite le nombre d’émetteurs (= de connexions).

À l’inverse, les ondes envisagées pour la 5G se propagent moins loin, mais permettent une grande bande passante, et donc un très grand nombre d’objets connectés. Il est toutefois possible d’allonger la portée en « focalisant » les ondes vers le récepteur, un peu comme le fait un laser avec la lumière mais il suffit d’un peu de brouillard pour impacter la qualité du signal…

Pour ce qui est du corps humain, ces ondes millimétriques sont moins pénétrantes et donc probablement moins nocives pour l’organisme humain. Pour les adeptes des théories du complot, les ondes anciennes sont de meilleures candidates pour pousser un virus dans le corps humain…

Au final

La 5G va permettre d’augmenter l’échange de données sans fil, autant en volume qu’en vitesse. Mais cela va demander de nouvelles infrastructures, et aujourd’hui seuls quelques fournisseurs sont capables d’en produire. Le plus complet est le plus controversé : Huawei. Ses concurrents sont peu nombreux :  Ericsson (siège social en Suède), Nokia (Finlande), Samsung (Corée du Sud) et ZTE (Chine, également sur la liste noire des Etats-Unis).

Les Etats-Unis marginalisent Huawei pour des raisons (affichées) de sécurité nationale, mais aucune entreprise américaine n’est pour l’instant compétitive, hormis Intel qui tente de s’y mettre (avec beaucoup de retard : il a alors besoin de partenariats pour avancer vite, comme le chinois ZTE) ou BroadCom (en partenariat avec Nokia). Il faut aussi compter que les puces 5G sont encore souvent fabriquées en Chine…

Pour l’instant, ni la France ni l’Allemagne n’ont formellement exclus Huawei mais les rebondissements sur le chemin de la 5G risquent d’être nombreux. Le Royaume-Uni, après avoir dans un premier temps semblé accepter Huawei, l’a finalement banni. Quant à la France, elle délivre des autorisations limitées dans le temps, au point de rendre l’investissement dans des antennes Huawei… non rentables économiquement.

Sources